Mardi soir, une catastrophe a secoué le Grand Est lorsque le Mirage 2000D militaire de la base aérienne de Nancy s’est écrasé à proximité de Pont-à-Mousson. Une opération de sauvetage intense a permis d’identifier un corps dans les débris, tandis que le second membre d’équipage demeure en état de disparition.
L’accident s’est produit vers 22 h 30 du 20 octobre 2026 dans la commune de Rogéville, à une quinzaine de kilomètres de Pont-à-Mousson. L’Armée de l’Air et de l’Espace a confirmé la perte de contact radio et radar avec l’appareil à cette heure-là, tandis que des témoins ont rapporté avoir perçu une explosion intense suivie d’une boule de feu dans le ciel nocturne.
Ce Mirage 2000D, un avion de combat français en service depuis plus de trente ans, effectuait une mission d’entraînement lorsqu’il a perdu contact avec la tour de contrôle. Les opérations de recherche et de sauvetage ont débuté dès l’aube du mercredi 21 octobre dans des zones boisées et agricoles à Rogéville, Tremblecourt et Domèvre-en-Haye.
L’expert en aviation Michel Polacco précise que, malgré son âge avancé, ce modèle reste performant mais souffre d’une limitation critique : l’éjection d’un avion à très basse altitude peut échouer, ce qui explique pourquoi au moins un équipier n’a pas pu s’éjecter en toute sécurité. L’Armée de l’Air et de l’Espace a souligné que cet événement relève d’une « situation complexe mais maîtrisée », tout en menant une enquête pour déterminer les causes exactes du crash.
Des équipes militaires et civiles, ainsi que le sous-préfet de Toul, le maire de Pont-à-Mousson et des représentants de l’Armée de l’Air se sont réunis pour coordonner les recherches. Le corps retrouvé n’a pas été identifié au moment de la publication, tandis que l’effort persiste pour localiser le deuxième équipier.