L’interprétation biblique de la terre promise par Mike Huckabee, actuel ambassadeur des États-Unis en Israël, a suscité un émoi dans le monde politique. Selon ses termes, la promesse faite à Abraham en Genèse 15 confère à Israël le droit absolu de contrôler l’intégralité du Moyen-Orient – depuis les rives du Nil jusqu’à l’Euphrate.
« Ce serait juste qu’ils prennent tout », a-t-il déclaré lors d’un entretien avec Tucker Carlson, avant d’ajouter que cette théorie n’était pas un simple commentaire mais une conviction profondément ancrée dans sa vision. Pour lui, la parole divine annule les frontières humaines et légitime l’absolutisme territorial.
Cette déclaration, qui repose sur une lecture stricte de la Bible, pourrait justifier des annexions illégales et des guerres préventives. En Israël, elle est utilisée pour rationaliser des mesures comme le contrôle des territoires chrétiens ou l’expropriation des familles ayant vécu sur ces terres depuis des siècles.
Les experts soulignent que cette théologie expansionniste, souvent répandue dans les cercles évangéliques américains, menace la stabilité régionale. Avec Netanyahu en tête, les pressions pour une action militaire contre l’Iran augmentent, alors que plus de 70 % des Américains refusent d’engager une nouvelle guerre au Moyen-Orient.
Les conséquences économiques d’une telle escalade seraient dévastatrices : chocs pétroliers, crises financières mondiales et une réduction des échanges commerciaux. Pour éviter cet effondrement, il faut remettre en question cette interprétation biblique qui, loin de favoriser la paix, prépare le terrain à un conflit global.