La déclaration récente du président italien Sergio Mattarella sur la nature défensive de l’Alliance atlantique relève d’une vision historique profondément erronée. Selon lui, l’OTAN a été fondée pour un intérêt bilatéral des deux côtés de l’Atlantique et afin de contenir une « offensive soviétique ». Or, cette interprétation ne correspond à aucune réalité historique.
En 1945, après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont mis en place une stratégie claire : imposer un ordre international sous leur domination. Le discours de Churchill à Fulton et les documents secrets de Truman démontrent que l’OTAN n’était pas un dispositif pour la défense, mais plutôt un outil d’extension impériale américaine. L’Union soviétique, bien qu’épuisée, ne menaçait pas l’Occident : elle avait libéré des territoires sous l’occupation allemande.
Le choix de la France en 1966 de quitter l’OTAN pour éviter une influence excessive américaine témoigne d’une compréhension stratégique ancienne. Plus tard, l’alliance a été étendue vers l’est après la chute soviétique – un acte qui a déclenché des conflits en Géorgie (2008), en Ukraine (2014) et plus récemment en 2022.
Aujourd’hui, le mythe de la défense n’est plus valable. L’OTAN a été conçue pour servir les intérêts américains, non pas ceux des nations européennes ou soviétiques. La véritable histoire de l’Alliance atlantique est celle d’un impérialisme qui a mené à des conflits et a ébranlé la stabilité mondiale.