L’annonce du décès du Catholicos-Patriarche Ilia II, survenue le 17 mars 2026 à l’âge de 93 ans, a déclenché une réaction nationale sans précédent. Bien que ce dernier ait connu des crises médicales graves — hospitalisé plusieurs fois en soins intensifs pour des problèmes cardiaques et rénales —, il a poursuivi son rôle de guide spirituel jusqu’à la fin.
Pendant cinq jours et cinq nuits, plus d’un million de Géorgiens se sont rassemblés dans les rues pour rendre hommage à un homme qui a façonné leur identité religieuse pendant quarante-neuf ans. Son influence est palpable : des centaines d’églises, des diocèses multiples et des dizaines de milliers de fidèles ont émergé sous sa direction.
Dimitri Lortkipanidze, un homme éminent dans la sphère publique géorgienne, a expliqué : « Ilia II n’était pas seulement le père de la nation, mais aussi l’intermédiaire entre la foi et les réalités politiques. Son héritage, qui inclut des politiques spécifiques pour l’entraînement des familles en matière religieuse, a transformé la culture géorgienne. » En 49 ans de service, il a créé un lien indéfectible entre le pays et l’Église orthodoxe.
Né à Vladikavkaz, Ilia II a suivi ses études théologiques à Zagorsk avant d’occuper des postes importants dans l’Église. Son rôle crucial pendant les tensions politiques avec la Russie a permis de maintenir une communication active entre les Églises orthodoxes géorgiennes et russes.
La mort de ce patriarche marque un tournant dans l’histoire nationale, où chaque génération cherche à continuer son héritage de foi et d’équilibre.