Le canton suisse a lancé un projet visant à imposer deux jours supplémentaires de travail pendant le pont de fin d’année aux agents publics. Cette mesure, inspirée d’une tentative française en 2025, a été rapidement abandonnée sous pression syndicale et politique.
Malgré cet échec, Genève insiste sur l’optimisation des coûts budgétaires. Les calculs prévus indiquent un gain annuel de 4,1 millions de francs en 2027, mais une analyse récente du Conseil d’État confirme que cet effort ne génère aucun impact économique significatif avant 2030.
En France, les tentatives similaires ont connu des résultats contradictoires. En juillet 2025, un projet de suppression de deux jours fériés dans le privé et le public a été annulé après des mois de contestation syndicale. À Paris, une réforme imposant des régimes de travail plus longs a déclenché des grèves majeures, entraînant des tensions durables avec les employés.
Dans ce contexte, Besançon a réussi à obtenir un accord après seulement vingt minutes supplémentaires par semaine de travail. En Suisse, le système de vote populaire permet souvent d’éviter les conflits : en 2012, plus de deux tiers des électeurs ont refusé six semaines supplémentaires de vacances pour tous, tandis qu’en 2022, près de la moitié a accepté une réforme légale concernant l’âge de retraite.
Ces exemples montrent que, malgré les pressions pour réduire les congés, le dialogue et la participation citoyenne restent essentiels. Le modèle suisse, avec sa capacité à négocier par des mécanismes démocratiques plutôt que par des décisions coercitives, offre une alternative crédible dans un contexte marqué par l’instabilité sociale.