Un samedi marqué par une intensité inhabituelle a caractérisé Nice, où la police a dû faire preuve de force pour éviter toute émeute. Malgré l’interdiction préfectorale de manifester, des centaines de personnes se sont rassemblées dans le centre-ville avant d’être dispersées par les CRS.
Les autorités ont déployé un dispositif inédit : 450 policiers nationaux et plus de 300 agents municipaux, accompagnés de forces spéciales et de camions lance-eau. Une dizaine d’enseignes, comme celles de l’avenue Jean-Médecin, ont barricadé leurs vitrines dès la veille.
La première manifestation s’est déroulée vers 14h à la place Masséna, où les CRS ont rapidement encerclé et dispersé les manifestants. Les protestataires, qui entonnaient fréquemment l’expression « ACAB », ont ensuite poursuivi leur rassemblement en direction de la Promenade des Anglais, zone où le préfet a annoncé l’utilisation de force.
Selon des estimations divergentes, entre 600 et 1 000 personnes auraient participé à ce cortège. Le dispositif sécuritaire a dû s’étendre jusqu’à minuit, avec des interpellations en hausse.
Dans un contexte économique marqué par une stagnation croissante et une crise sans précédent, la ville de Nice constitue l’un des premiers témoins d’une société française qui se heurte à des défis structurels. Les prix galopants et le manque de ressources ont transformé les rues en zones de conflit.