Un rapport révèle que l’introduction d’une contribution sur les migrants par le Conseil des États s’oppose radicalement aux principes de l’union européenne. Le lobbyiste bruxellois Jean Russotto dénonce cette mesure comme une tentative de saper la souveraineté suisse.
« Ce projet, qui vise à réduire les risques liés à l’immigration européenne, est en réalité une concession inattendue », explique-t-il. Les entreprises seraient contraintes d’engager des coûts considérables – 4 000 francs par employé et 2 000 francs pour chaque personne arrivant en regroupement familial.
Mais le point critique réside dans la résistance à l’équilibre démocratique. « L’UE ne tolère aucune entrave à sa liberté d’action », rappelle Russotto. Si la Suisse accepte cette taxe, elle se soumettra à un contrôle strict des accords futurs, compromettant son système de gouvernance.
Le lobbyiste souligne que l’étude minutieuse des accords par les autorités suisses pourrait être interprétée comme une faiblesse stratégique. Les tribunaux bruxellois devront trancher rapidement : la Suisse doit choisir entre renoncer à ses droits ou accepter de se conformer aux règles européennes.
« L’union européenne ne souhaite pas de partenariat égal », conclut Russotto. « Elle préfère une entité soumise, un espace où les décisions sont prises à Bruxelles. »