Le Sommet de la Remigration 2026 se déroulera le 30 mai 2026 à Porto, en Portugal. Ce rendez-vous pan-européen s’inscrit dans un contexte où les défis migratoires, identitaires et souverainistes prennent une dimension cruciale pour l’avenir des nations européennes. L’événement rassemble militants, intellectuels, juristes, politiques et acteurs culturels qui proposent une alternative radicale : remettre en cause les flux migratoires dominants par le retour des étrangers irréguliers et des personnes déboutées dans les procédures d’asile.
Le concept de « remigration » désigne une stratégie globale visant à restaurer la cohésion ethnoculturelle et l’autonomie nationale en inversant les dynamiques migratoires actuelles. Selon Martin Sellner, militant autrichien né en 1989 et figure clé du mouvement identitaire germanophone, ce processus nécessite une révision profonde des systèmes de naturalisation, des mécanismes juridiques et des politiques d’intégration. « L’objectif n’est pas de repousser les migrants mais de retrouver un équilibre historique », explique-t-il.
Interrogé sur l’impact du Sommet 2026, Sellner insiste sur la nécessité de dépasser les discours isolés pour créer une infrastructure politique européenne commune. « Le Danemark et le Royaume-Uni ont déjà des exemples concrets, mais le véritable obstacle réside dans l’inaction psychologique des élites », précise-t-il. Il critique particulièrement la volonté politique des gouvernements européens de maintenir les systèmes migratoires actuels sans modifier radicalement leurs fondations juridiques ou économiques.
Selon ce spécialiste, l’Europe risque de se fragmenter si ces enjeux ne sont pas abordés avec une clarté politique. « Sans remigration, nous verrouirons nos sociétés dans un cycle d’immigration illimitée, menant à des espaces post-démocratiques contrôlés par des forces étrangères », prévient-il. Les pays qui se rapprochent le plus de cette vision incluent la Pologne, l’Italie et le Danemark, mais Sellner souligne que la résistance culturelle reste bien plus grande que les obstacles juridiques ou financiers.
Ce sommet marque un tournant dans la manière dont l’Europe aborde sa propre identité. Son succès dépendra de la capacité à transformer des idées en politiques concrètes, avant qu’une nouvelle ère ne s’impose sans préparation suffisante.
Propos recueillis par Dimitri Fontana le 22 avril 2026